Wettolsheim à ses Victimes de guerre

 

Mémoire: 1939-1945

 

Bechtold Armand, Butterlin Jean, Forny Etienne, Freyburger Ernest, Haeffelin Aimé, Haeffelin Antoine, Haeffelin Emile, Haeffelin Alphonse, Hecker Ernest, Hueber René, Mann Eugène, Meyer Armand Xavier, Meyer Henri, Meyer René, PFleger Cleent, Schaffhauser Albert, Schoepfer Antoine, Schoepfer Xavier, Sitzmann Adolphe, Thomas Eric, Waller Henri, Zimmer Bruno

 

 

Collection mairie de Wettolsheim

Fêtes de la libération

 

Collection mairie de Wettolsheim

Fêtes de la libération

 

En mémoire de la guerre 1939-1945

 

Faits marquant: dégâts 3 grenades non explosées, sans incendie, l'une d'entre elle assomme une vache.

 

Marguerithe Freyburger nous raconte:

La maison de mes parents sert de résidence au Général de la poche de Colmar, et nous vivons dans la cave et les dépendances.

Il n'y pas eu de dénonciation, un village soudé. "In Wettolsheim geht alles nach Wunsch (secrétaire de Mairie de l'époque)". La population était prévenue du passage des troupes allemandes en quette de ravitaillement et pouvait ainsi cacher "les surplus".

Le passage du général (de la Panzer-Division, unité de chars d'assauts, de l'ouest) en chemin vers l'Allemagne.

Très affable, il distribue des montres bracelet.

La bonne entente dans la répartition des chambres avec l'occupant.

L'adjudant propose de partager sa chambre avec une famille de réfugiés de Metzeral.

Elle nous raconte comme elle avait cousue le drapeau américain dans sa chambre située au dessus de celle du général allemand.

Les tissus de couleur rouge, impossible à trouver en ville. il fallait rusé pour en obtenir dans l’arrière boutique.

Au final n'ayant pas assez d'informations, le nombre d'étoiles sur le drapeau américain n'était probablement pas le bon, mais l'important était ailleurs!

 

Adrien Liechtenberger nous raconte:

J'étais un jeune garçon à cet époque.

Notre cour était un atelier de mécanique automobile pour l'armée allemande.

Fritz et les autres étaient de bons copains. On vivait ensemble, ils venaient acheter du vin à l'épicerie de ma mère, et on rigolait en bon enfant.

Un jour un jeune garçon réfugié était caché dans l'écurie, Fritz et ses copains avaient fait comme si de rien était.

Les hommes du village devaient installer des obstacles pour gêner le passage d'éventuels chars (Bezetgass). Le jour de la libération pas bien fixés, ils sont vite déposés sur le bas-côté.

 

Adolphe Ehrhart nous raconte:

Quand mon père (Henri 14 ans) descendait la rue Herzog avec son béret Alpin (interdit à cette époque), sa voisine dont la cuisine donnait sur la rue, descendait vite lui enlever pour qu'il ne se fasse pas arrêter par la (Feldpolizei) police militaire.

Le jour de la Libération je me souviens bien....

Un char monte vers les vignes par la rue Herzog. Et juste en passant devant la maison Strubel au n°104, une balle part juste sous la fenêtre ou toute la famille acclame les libérateurs (pas de blessés par chance). l'impact est toujours visible sous la fenêtre de la cuisine.

 

Jean-Rémy Strubel 2018