Contes et légendes...

 

 

 

Légende du nebelmännlein

 

Le noble et valeureux chevalier de Schauenbourg de Herrlisheim était croisé en Palestine. A son départ, pressant sur son coeur son épouse éploré, il la consola par la perspective d’un prompt retour après une ample mission de gloire. Mais les années se succédèrent sans qu’aucune nouvelle du soldat du Christ n’arrivât dans le castel en deuil. Bientôt courut le bruit de la mort du seigneur et de nombreux solliciteurs se présentèrent au château pour demander la main de la jeune veuve. Démarches vaines : la douce châtelaine de Herrlisheim, pleine de l’espoir du retour de son mari, continua à garder la foi jurée et la fidélité conjugale à son chevaleresque époux. Après bien des années, un seigneur voisin fut enfin assez heureux de gagner le coeur de la belle veuve et le jour du mariage fut fixé. Une nuit - c’était la veille de ce jour - le chevalier de Schauenbourg, couché dans sa tente, couvert de blessures reçues dans le combat, s’étant endormi, entendit en songe le son joyeux de la cloche de la chapelle de son château et vit, en même temps, la cour d’honneur et les salons remplis de brillants chevaliers et de belles dames aux riches parures, la gaieté et le bonheur peints sur les figures. Il se réveilla en sursaut. Une vague inquiétude envahit son esprit ; quand, subitement, sa tente s’emplit d’une nuée transparente et éblouissante, d’où sortit un petit homme enveloppé d’un manteau de couleur grise.

“Je connais ta peine, sire de Schauenbourg, fit l’apparition d’un ton doux et amical, ne craint point. Je suis l “hommelet du broillard”, bien connu dans les vallées des Vosges et sur les bords du Rhin. Ton épouse, il est vrai, va convoler demain à de nouvelles noces avec un noble seigneur de son voisinage ;     toutefois, rien n’est encore perdu. Aie une confiance pleine et entière en moi et je te rendrai sain et sauf dans ton castel de Herrlisheim, avant que ton épouse ait prononcé le fatal “oui” au pied de l’autel. Au service que je te rendrai, je n’attacherai qu’une condition qui devra me rendre heureux : c’est de faire sonner la cloche dans ton château et dans tous les endroits qui en dépendent, toutes les fois qu’un broillard s’élèvera dans la plaine. Car, sache-le bien, je suis une pauvre âme, condamnée à expier mes fautes dans les broillards humides et intenses. Seuls les rayons bienfaisants du soleil sont capables de me donner quelque soulagement le jour ;  au premier son de cloches bénites, le “ban” sera levé et je serai délivré.”

 

Le chevalier ayant tout promis, se leva, se couvrit de son armure et sortit de sa tente. Aussitôt, l’esprit étendit devant lui un large manteau gris, l’en enveloppa et fendit avec lui l’air avec la vitesse de l’éclair. Revenu à lui, le fortuné croisé se trouva dans la cour de son castel de Herrlisheim, au moment même où le brillant cortège allait se rendre à l’église pour la bénédiction nuptiale.

 

A l’instant, l’heureuse épouse se trouva sur le sein de son époux retrouvé, et la splendide salle du festin retentit des enthousiastes acclamations de la foule des invités.

 

 

Fidèle à son serment, le noble chevalier ordonna qu’à partir de ce jour heureux la cloche du brouillard serait sonnée dans le château et dans toutes les possessions seigneuriales.

contes et légendes d'Alsace, Bibliothèque humaniste de Sélestat

 


 

http://pleintrafic.free.fr/legendes/alsace.php

 

 Les Légendes d'Alsace de Gabriel Gravier

 

 

photo prise à la bibliothèque Humaniste de Sélestat

 


Le chevalier noir continu de hanter les ruines du Hagueneck par les nuits de pleine lune en faisant la mendicité. Une pièce d'or le délivrerait de sa quette.

 

 


 

La Dame Blanche du Pfixbourg.

 

 

contes et légendes d'Alsace, Bibliothèque humaniste de Sélestat

 

 

Extraits:

Il y a 2 légendes qui circulent sur l’origine de la Dame Blanche, la première nous raconte qu’une très jeune et très belle princesse fût métamorphosé par une fée en un monstre,mi femme,mi dragon et que seul un baiser d’un pro chevalier pourrait lever cette malédiction. Mais un jour un chevalier passant par là tenta l’expérience et au lieu de reprendre sa forme de belle princesse, l’hybride femme/dragon se transforma en un immonde dragon. Quel triste sort pour notre princesse et depuis sa mort de bête, elle erre, dans la vallée, sous sa forme féminine en hurlant des cris épouvantables.

Personnellement je préfère la suivante.
On dis l’apercevoir rasant le sol de sa longue robe blanche et de ses voiles flottant dans un silence pesant. Certains l’on aperçus de plus près pendant les nuits de pleines lunes et on vus la tristesse dans son regard avec quelques larmes sur le visage. Elle est inoffensive, simplement très triste.

 

Il s’agirait de la châtelaine du XIIIe siècle, Stéphanie de Ferrette qui serait morte de chagrin à la suite de l’horrible accident dont fût victimes ses 2 garçons.

Selon la légende, les pauvres petits innocents auraient été enlevés, un jour qu’ils jouaient dans le jardin du château, par un aigle. Le terrible rapace n’aurait rouvert ses serres qu’au-dessus des montagnes du Lac Blanc, où les enfants tombèrent du ciel, en se brisant sur les rochers…

Depuis ce drame, la dame blanche passe son éternité à les rechercher…

 

 

Autre version...

La dame blanche donnerait la clé d'un trésor caché.

Par une nuit de pleine lune, lors d'un solstice d'été, elle apparaît au promeneur perdu dans la forêt du Pflixbourg.

 

Autre site proche, qui se situe à la fontaine des dames à l'Ouest du Holandsbourg au fond d'une combe.

Elle aussi apparaît aux amoureux éconduit les jours de pleine nuit.

 

A suivre...

 

Rappel historiques:

 

Le Château de Pflixbourg fût érigé par Woelfelin vers les 1220 et fût l’une des meilleurs forteresses du canton.

Au XIIIe siècle Conrad Wermer de Hattsatt (bailli impérial de la région de Colmar) y pris ses quartier mais malheureusement c’est également dans ces lieux que mourut son épouse Stéphanie, comtesse de Ferrette en 1276.